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Ostéopathie

 

 

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Un chien qui vomit régulièrement, qui a les yeux qui coulent, éternue sans raison, ou garde la tête penchée… autant de cas qui peuvent, tout comme les boiteries, relever de l’ostéopathie. Nombreux sont les propriétaires d’animaux qui ont entendu parler de cette médecine ou en ont bénéficié eux même. Mais savent-ils que des vétérinaires l’utilisent aujourd’hui pour soulager leur compagnon à quatre pattes ?


Qu’est ce que l’ostéopathie ?

Proche de l’art de rebouteux de nos campagnes et héritière des médecines manuelles connues depuis l’antiquité, cette médecine a été codifiée par Andrew Taylor STILL, médecin américain de la fin du XIXème siècle.

Elle s’intéresse, comme les autres médecines holistiques telles l’homéopathie ou l’acupuncture, au corps dans son ensemble. A contre-courant de la médecine actuelle qui réalise des prouesses techniques chaque fois plus extraordinaires, chaque fois plus précises, plus concises ; au risque de ne plus voir en l’individu que l’organe malade.

L’ostéopathe va interroger directement le corps de son patient en y posant ses mains, et en "l’écoutant". C’est une relation en direct, à laquelle l’animal est le plus souvent très réceptif, une fois l’appréhension habituelle du milieu vétérinaire estompée. Il s’immobilise, accompagne le praticien dans les mouvements qu’il lui demande, comme s’il les désirait lui-même. C’est ensemble que le vétérinaire et l’animal trouveront les gestes qui vont libérer les tensions, soulager la douleur et amener la guérison.

Le vétérinaire va uniquement à l’aide de ses mains, imprimer des mouvements au corps de l’animal selon diverses méthodes : structurelle, faciale, musculaire, crânienne… Ces manipulations visent à rétablir le maximum de mobilité de chaque partie du corps : os, articulation, muscles, peau, viscères.


Comment ça marche ?

Lors d’un mouvement inattendu, une maladie, un choc, le corps va se bloquer, par exemple au niveau d’une vertèbre. Il s’agit en réalité d’une contraction musculaire réflexe et inconsciente qui va limiter la mobilité de la vertèbre dans un ou plusieurs plans de l’espace. Elle n’est donc pas déplacée comme on l’entend souvent, mais en restriction de mobilité. C’est ce que l’ostéopathe appelle la dysfonction ostéopathique. Ce spasme va entraîner une inflammation locale, et la compression des nerfs rachidiens (qui passent entre deux vertèbres) et du ganglion rachidien sympathique, sorte de chef d’orchestre réglant le fonctionnement des viscères à proximité : foie, intestin, ovaires, etc… C’est ce qui explique les douleurs parfois ressenties à distance, ou les répercussions viscérales : diarrhées, cystite, douleurs ovariennes, reflux gastriques, intolérance respiratoire à l’effort etc…

Le même principe se retrouve à n’importe quel endroit du corps. L’ostéopathe peut donc intervenir sur le dos de l’animal, mais aussi sur ses pattes, son crâne, son ventre ou son thorax.


Quelques exemples.

Caline, chatte stérilisée de 7ans, consulte régulièrement son vétérinaire pour des cystites récidivantes. Lors de celles-ci, elle est agressive. L’examen ostéopathique révèle un bassin peu mobile. Sa propriétaire rapporte alors qu’elle a été victime d’un accident de la voie publique 3 ans plus tôt. Deux séances sont nécessaires pour traiter Caline. Depuis lors, elle n’a plus présenté de cystite, et est devenue aussi caline que son nom l’indique.

Mozart, labrador de 5 ans, est traité régulièrement pour diarrhées malodorantes. Les traitements habituels apportent une amélioration mais les symptômes reviennent. Sa cinquième lombaire était en dysfonction, et depuis sa manipulation, Mozart n’a plus présenté ce type de désagréments.

Arthémis chatte de 4 ans, met bas normalement. Un des deux chatons présente de très importants tremblements de tout le corps, qui l’empêchait de téter. Plusieurs séances seront nécessaires pour aider le chaton. Aujourd’hui adulte, il ne présente plus qu’un léger tremblement de l‘arrière train lors d’excitation.


Dr. Catherine Noël

Vétérinaire

Mis à jour (Mardi, 20 Décembre 2011 12:15)